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Ouvrir son restaurant : les 10 aides et subventions pour bien commencer

Si vous prévoyez d'ouvrir votre restaurant, plusieurs structures peuvent vous apporter une aide financière. Ne passez pas à coté !

Hind Andaloussi14/03/2020

Passionné par la gastronomie, vous prévoyez bientôt d’ouvrir votre propre établissement ? Entre subventions, exonérations, prêts préférentiels et solutions d’accompagnement, des aides existent et FoodMeUp les répertorie pour vous !

Attention, FoodMeUp ne procure pas d’aide dans la recherche de subvention. FoodMeUp peut toutefois vous aider à évaluer les coûts de vos plats dans le contexte de la création de votre business plan à présenter à vos partenaires financiers.

1. Le financement par prêt bancaire

Afin de financer leur fonds de commerce, les restaurateurs se tournent généralement en premier vers les banques.

Pour obtenir un prêt bancaire, il vous faudra convaincre votre banquier que votre projet est solide et qu’il se rentabilisera rapidement.

Vous pourrez ainsi espérer percevoir (au maximum) 80% de votre besoin total en financement. Les banques apprécient cependant les projets aux ressources équilibrées (50% de fonds propre – 50% de prêt bancaire). Les prêts accordés pour la création d’un restaurant ont en moyenne une durée de 7 ans.

Les taux d’intérêts pratiqués par les banques sont relativement variables et dépendent du degré de risque que présente votre projet. Généralement, ils se situeront entre 3% et 5%.

2. Le Prêt d’honneur

Le prêt d’honneur est un emprunt sans intérêts ni garanties que vous vous engagez à rembourser avant une certaine date.

Pour l’obtenir, vous devrez vous constituer un dossier que vous fournirez à un organisme tel que Réseau Entreprendre ou encore Initiative France. Un comité sera en charge d’accepter ou non votre candidature.

Bien que le prêt d’honneur vise à soutenir un projet entrepreneurial, il sera accordé à votre nom et non à celui de votre restaurant, car il a pour but de renforcer vos apports personnels. Le prêt d’honneur s’élève en moyenne à 8500€.

3. Le Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise (NACRE)

Le NACRE se présente comme une aide à la réalisation de votre projet et un appui à son développement pour une durée de trois ans.

Il est destiné aux jeunes créateurs de moins de 26 ans, aux bénéficiaires du revenu de solidarité, aux demandeurs d’emploi bénéficiant de l’Aide au Retour à l’Emploi et aux demandeurs d’emploi de plus de 50 ans.

Concrètement, il s’agit d’un dispositif qui vous conseillera dans l’ensemble de vos démarches et vous fera bénéficier si nécessaire de financements adaptés (sous forme d’un prêt à taux zéro allant de 1000€ et 8000€).

Selon votre cas, la durée du NACRE peut varier entre 4 mois et 3 ans.

Pour plus d’informations sur ce dispositif, consultez le site du Service Public !

4. Le Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes (FGIF)

Le FGIF est un fonds de garantie accordé à toutes les femmes qui souhaitent créer, développer ou reprendre une entreprise, quel que soit leur statut et la forme juridique de leur entreprise.

La responsabilité de l’entreprise doit toutefois être pleinement assumée par la femme qui demande le FGIF, et son entreprise doit exister/avoir été reprise il y a moins de 5 ans.

En ce qui concerne la durée du prêt accordé, celle-ci peut aller de 2 à 7 ans et son montant minimum est de 5000€. Le pourcentage maximal garanti du prêt est de 70%, et son montant est limité à 45000€.

Si vous mobilisez une autre garantie que le FGIF, ce pourcentage sera limité au plus à 80% pour ces deux garanties.

Pour obtenir le FGIG, contactez le Fonds territorial du réseau France Active de votre région, qui vous donnera la marche à suivre afin de vous constituer un dossier.

5. La « Garantie Création » accordée par BpiFrance

Avec ce dispositif, Bpi France garantie les prêts accordés par les banques aux PME de moins de trois ans. Cela signifie que BpiFrance donne une « assurance » à votre banque, qui vous permettra d’obtenir votre prêt plus facilement.

Cette garantie couvre généralement 60% de votre emprunt (qui peut aller jusqu’à 200.000€) et concerne le financement de votre besoin en fonds de roulement ou un besoin d’investissement.

Bpi France propose plusieurs garanties, n’hésitez donc pas à consulter leur site internet et les contacter !

6. Le Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce (FISAC)

Le FISAC intervient dans la création, la reprise ou encore les opérations de modernisation et de maintien d’une entreprise.

La subvention maximale accordée par le FISAC est égale à 30% des dépenses de fonctionnement subventionnables (les dépenses régulières telles que les charges de personnel) et 20% des dépenses d’investissement subventionnables (les dépenses liées à l’achat de biens mobiliers).

Ce dernier taux est porté à 30% pour les aménagements d’accessibilité.

Selon la catégorie de votre opération, le montant maximal du FISAC ira de 15000€ à 22500€.

Rendez-vous le site de la Direccte afin de connaitre les étapes de la constitution de votre dossier.

7. L’Aide au Chômeur Créant ou Reprenant Une Entreprise (ACCRE)

Comme son nom l’indique, l’ACCRE est une aide qui encourage la personne sans-emploi à créer ou reprendre une activité.

Concrètement, l’ACCRE vous exonèrera de nombreuses cotisations sociales : maladie, maternité, invalidité, allocations familiales, vieillesse… En plus de cela, vous bénéficierez d’une aide au montage, au démarrage et à la structuration financière de votre activité.

L’ACCRE a une durée d’un an (ou trois ans pour une micro-entreprise).

Renseignez-vous auprès de votre conseiller Pôle Emploi !

8. L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE)

L’ARCE est une aide financière destinée aux bénéficiaires de l’allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE) qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise.

Pour rappel, l’Aide au Retour à l’Emploi peut être accordé à toute personne justifiant de 122 jours d’affiliation ou 610 heures de travail au cours des 28 mois qui précèdent la fin du contrat de travail (pour les moins de 50 ans) ou les 36 mois qui précèdent la fin du contrat de travail (pour les 50 ans et plus).

La condition pour obtenir l’ARCE : vous justifiez de l’attribution de l’ACCRE, l’aide mentionnée plus haut.

L’ARCE est égale à 45% du montant des allocations chômage qui vous restent dues au premier jour de votre activité, ou, si cette date est postérieure, à la date d’obtention de l’ACCRE.

Vous pouvez également faire le choix de percevoir 100% de l’Aide au Retour à l’Emploi, mais de façon régulière et jusqu’à son terme. Vous ne recueillerez alors pas la totalité des fonds qui vous sont dus immédiatement au commencement de votre activité : il vous faudra déterminer si ce choix n’est pas contraignant sur le court terme.

Pour percevoir l’ARCE, veillez à consulter votre conseiller Pôle Emploi !

9. Le Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE)

Avec le CAPE, la jeune entreprise bénéficie de l’accompagnement d’une entreprise ou d’une association déjà établie. Cette dernière s’engage à lui fournir une aide précise et régulière, sous forme de moyens financiers ou matériels.

La jeune entreprise, quant à elle, devra suivre un programme de préparation à la création/reprise et gestion d’entreprise.

La condition pour bénéficier du CAPE : porter un projet de création/reprise d’une entreprise en tant que personne physique et être le dirigeant associé unique d’une EURL ou SASU.

Le contrat aura une durée maximale d’un an et pourra se renouveler deux fois.

Contactez le Centre de Formalités des Entreprises qui vous concerne !

10. Les aides régionales

La majorité des régions françaises accorde des aides à la création et la reprise d’entreprises.

Toutefois, chaque région a ses aides spécifiques, il en existe donc beaucoup.

Pour les connaitre, nous vous invitons à consulter cet article de L’Express – l’Entreprise.

Ouverture de restaurant

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Photo © JESHOOTS, © cowomen on Unsplash